Face à une livraison partielle, la marche à suivre est simple : saisissez immédiatement les quantités réellement reçues, générez un bordereau distinct rattaché à la commande d’origine, puis mettez à jour le stock en marquant le solde comme « à livrer ». Le destinataire doit inscrire ses réserves sur ce document et vous devez en archiver la preuve.
En bref:
- Chaque expédition distincte exige un nouveau bordereau, même pour une commande déjà documentée ; reliez-le à l’original par une numérotation cohérente.
- Le document signé ne doit jamais être modifié ; il doit mentionner la date, les quantités remises et les réserves, que le destinataire inscrit avant signature.
- Le stock doit diminuer uniquement des quantités expédiées ; vous pouvez facturer chaque livraison ou attendre la clôture, à condition de suivre le solde.
- Un ERP automatise souvent les mises à jour, tandis qu’un tableur impose des reports manuels et fragilise le suivi lorsque les expéditions se répètent.
- Dans un dossier de sinistre, rattachez chaque bordereau aux pièces facturées et posées, puis conservez l’ensemble dans un même dossier pour éviter tout retard.
Table des matières
- À quoi sert un bon de livraison partiel et quand l’utiliser
- Étapes pratiques pour enregistrer et éditer un bon de livraison partiel
- Cas pratiques selon l’outil utilisé : ERP, logiciel de facturation, ou saisie manuelle
- Gestion du stock, facturation et clôture du reste à livrer après livraisons partielles
- Recommandation métier et preuve pratique
- Impact des bons de livraison partiels sur la gestion des dossiers sinistres et la communication avec les assurances
- Perspective courte de l’auteur (pratiques en atelier)
- Solution recommandée : simplifier les bons de livraison partiels avec Glassmanager
- Questions fréquentes
- Sources
À quoi sert un bon de livraison partiel et quand l’utiliser
Un bon de livraison partiel documente qu’une commande n’a pas été honorée en totalité lors d’une expédition donnée. On le rencontre lors d’une livraison fractionnée volontaire (le client veut recevoir une partie du stock plus tôt) ou lors d’une rupture ponctuelle chez le fournisseur, qui oblige à compléter plus tard.
Ce document conditionne la relation avec le client autant que la conformité administrative : sans lui, impossible de prouver ce qui a réellement été remis à une date donnée, ni de justifier un éventuel retard sur le solde. Les fiches pratiques officielles rappellent que ce type de bon doit permettre d’identifier précisément ce qui a été livré.
Quelques mentions sont donc incontournables :
- La référence de la commande d’origine, pour relier le bordereau partiel à son contexte.
- La quantité et la désignation exacte des articles livrés ce jour-là.
- La date de livraison et l’espace prévu pour les réserves du destinataire.
Étapes pratiques pour enregistrer et éditer un bon de livraison partiel
La procédure se déroule toujours dans le même ordre, que vous soyez au comptoir, en atelier ou chez un transporteur.
- Vérifiez la commande d’origine et repérez les lignes qui ne seront pas livrées en totalité ce jour.
- Saisissez les quantités réellement livrées ligne par ligne, sans arrondir ni estimer.
- Générez un bordereau distinct pour cette expédition, en conservant la référence de la commande mère en en-tête.
- Appliquez une numérotation cohérente : la pièce fille reprend l’identifiant de la commande d’origine suivi d’un suffixe (par exemple CMD2026-014 devient BL2026-014-A pour le premier envoi partiel).
- Faites signer le destinataire et laissez-le inscrire toute réserve directement sur le document, conformément aux recommandations de la DGCCRF en cas de marchandise manquante ou non conforme.
- Archivez le bordereau dans l’historique de la commande d’origine, de façon à retrouver instantanément toutes les pièces filles liées à une même référence.
Cette dernière étape compte autant que les précédentes : une commande livrée en trois fois doit donner lieu à trois bordereaux distincts, tous rattachés visuellement et numériquement à la même pièce mère. C’est cette chaîne qui permet, des mois plus tard, de reconstituer qui a reçu quoi et quand.
Conseil de pro : Réservez un format de numérotation fixe pour les bons partiels dès la création de votre modèle, plutôt que de l’improviser à chaque rupture de stock : vous évitez ainsi les doublons et les erreurs de rapprochement lors de la facturation finale.
Cas pratiques selon l’outil utilisé : ERP, logiciel de facturation, ou saisie manuelle
La fiabilité de la procédure dépend largement de l’outil employé.
- Avec un ERP, on renseigne la colonne « livré » ligne par ligne et le système transforme automatiquement la partie exécutée en bordereau, voire en facture, tout en gardant le solde ouvert sur la commande.
- Avec un logiciel métier en mode SaaS, le bon de livraison partiel se génère sans ressaisie : le stock se met à jour en temps réel et le document peut être relié directement au dossier client ou au dossier assurance concerné.
- Avec un document Excel ou un imprimé papier, la procédure reste possible mais fragile : il faut alors reporter manuellement chaque mention obligatoire et le risque de perte de traçabilité augmente dès que plusieurs livraisons partielles se succèdent sur la même commande.
Les erreurs les plus fréquentes restent les mêmes quel que soit l’outil : une unité de mesure confondue (pièce contre lot), un code article mal saisi qui déclenche une sortie de stock erronée, ou une quantité livrée reportée sur la mauvaise ligne de commande. Un contrôle croisé entre le bordereau et la commande d’origine avant validation évite la majorité de ces incidents.
Gestion du stock, facturation et clôture du reste à livrer après livraisons partielles
Chaque livraison partielle doit décrémenter le stock uniquement des quantités réellement sorties, jamais de la totalité commandée : c’est la seule façon de garder un inventaire fiable quand une commande s’étale sur plusieurs expéditions.
Côté facturation, deux logiques coexistent selon vos conditions commerciales :
- Facturer au fur et à mesure de chaque livraison partielle, ce qui simplifie le rapprochement comptable ligne par ligne.
- Consolider la facturation une fois la commande intégralement exécutée, ce qui réduit le nombre de documents mais suppose un suivi rigoureux du reste à livrer.
Une fois toutes les lignes honorées, le reste à livrer repasse à zéro et la commande d’origine peut être clôturée, avec l’historique complet de ses pièces filles conservé en archive.
Un professionnel doit préciser une date ou un délai de livraison clair à son client : à défaut, la réglementation impose une livraison au plus tard dans un délai maximal précisé par la réglementation, généralement autour d’un mois, suivant la commande, ce qui s’applique aussi au solde d’une livraison partielle non encore honoré.
Recommandation métier et preuve pratique
La méthode la plus fiable pour gérer des bons de livraison partiels en atelier repose sur trois principes simples : une numérotation unique qui relie chaque pièce fille à sa commande mère, une saisie des quantités livrées au moment exact de la réception, et un archivage centralisé consultable par toute l’équipe.
L’automatisation apporte un vrai gain sur ce dernier point :
- Génération automatique du bordereau dès qu’une quantité livrée est inférieure à la quantité commandée.
- Liaison directe entre le document généré et le dossier client ou assureur concerné.
- Archivage centralisé de l’historique des pièces, consultable depuis n’importe quel poste.
Notre guide sur la numérotation des bons de livraison détaille le format recommandé pour éviter les doublons, et notre page sur la traçabilité des pièces posées explique pourquoi conserver cet historique facilite les contrôles ultérieurs.
Conseil de pro : Paramétrez une règle par famille d’articles (référence, unité, pose) plutôt qu’une règle générale : les erreurs de stock se concentrent presque toujours sur les familles où l’unité de mesure change d’une ligne à l’autre.
Impact des bons de livraison partiels sur la gestion des dossiers sinistres et la communication avec les assurances
Dans un dossier bris de glace, le bon de livraison partiel devient une pièce justificative à part entière dès qu’une pose nécessite plusieurs interventions ou que certaines pièces arrivent en différé chez le fournisseur. L’assureur attend une correspondance claire entre ce qui a été facturé et ce qui a été réellement posé, et un bordereau mal rattaché à son dossier d’origine retarde mécaniquement la validation du règlement.
C’est précisément là que la rigueur de numérotation prend tout son sens : un dossier sinistre qui regroupe plusieurs bons de livraison partiels doit permettre de retrouver instantanément chaque pièce fille, sans reconstruction manuelle au moment de l’échange avec l’assurance. Notre page sur l’envoi de documents aux assurances détaille comment cette liaison se construit concrètement entre le dossier client et les pièces justificatives transmises.

Un bordereau partiel mal archivé ou une réserve non reportée peut aussi ralentir un recours en cas de litige sur la prestation : les procédures de recours existantes, comme la demande d’injonction de faire pour les litiges inférieurs à 10 000 euros décrite sur les formulaires officiels, s’appuient en grande partie sur la qualité de ces documents.
Perspective courte de l’auteur (pratiques en atelier)
Le point faible n’est presque jamais la procédure elle-même, mais l’absence de règle écrite sur qui a le droit de valider une livraison partielle. Dans beaucoup d’ateliers, trois personnes différentes peuvent saisir un bordereau le même mois, chacune avec sa propre logique de numérotation, et c’est cette dispersion qui produit les écarts de stock des mois plus tard.
Un modèle standardisé, un seul point d’archivage et un contrôle quotidien de cinq minutes sur les commandes encore ouvertes suffisent à éviter l’essentiel des erreurs. Ce n’est pas une question d’outil, mais de discipline collective autour d’un document que tout le monde finit par considérer comme accessoire.
— Fabien
Solution recommandée : simplifier les bons de livraison partiels avec Glassmanager
Nous avons conçu notre gestion de dossier bris de glace automatisée pour que la génération d’un bon de livraison partiel ne repose plus sur la mémoire ou la bonne volonté d’un technicien.

Concrètement, cette approche nous permet d’apporter trois bénéfices directs à un centre de vitrage :
- Fin de la double saisie entre le bon de livraison et la facture, puisque les quantités livrées alimentent directement le document final.
- Archivage centralisé de chaque pièce fille, consultable depuis un dossier.
- Accès multi-support, pour saisir une livraison partielle aussi bien au comptoir que depuis l’atelier.
Pour voir comment notre gestion dossier bris de glace s’intègre à votre flux de pose actuel, consultez la page produit ou demandez une démonstration adaptée à votre centre.
Questions fréquentes
Qui envoie le bon de livraison ?
C’est le fournisseur ou le vendeur qui émet le bon de livraison, au moment où il remet la marchandise au client ou au transporteur. Lors d’une livraison partielle, chaque expédition donne lieu à un bordereau distinct émis par la même partie.
Où trouver un exemple de bon de livraison sous forme de tableur ?
Un modèle simple comporte les colonnes suivantes : référence commande, désignation article, quantité commandée, quantité livrée, reste à livrer et case réserves. Ce format convient pour un usage ponctuel, mais il demande une mise à jour manuelle du stock à chaque livraison partielle.
Quels sont les principaux types de livraison ?
On distingue généralement la livraison totale, qui honore l’intégralité de la commande en une fois, et la livraison partielle, qui la fractionne en plusieurs expéditions. S’y ajoute la livraison échelonnée, prévue contractuellement dès la commande pour des raisons logistiques.
Doit-on écrire « bons de livraison » ou « bons de livraisons » ?
L’orthographe correcte est « bons de livraison », sans « s » final à livraison. Le mot « livraison » reste au singulier car il désigne l’action générique, même lorsque le document se décline en plusieurs exemplaires.
Quand faut-il émettre un nouveau bon plutôt que compléter l’ancien ?
Un nouveau bordereau s’impose dès qu’une expédition distincte a lieu, même pour la même commande : on ne modifie jamais un bon déjà signé par le destinataire. Le lien avec la commande d’origine se fait par la numérotation, pas par la modification du document initial.